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Weekly Update - Des données économiques qui confortent le statu quo des banques centrales

La dernière semaine du mois d’avril a été marquée par la publication de plusieurs données d’activité, d’inflation et des réunions des banques centrales. Aux États-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a maintenu son taux directeur à 3,75% avec une tonalité prudente dans un contexte où l’activité demeure résiliente face à la crise énergétique mais où l’inflation continue à s’éloigner de la cible de la banque. En zone euro, la BCE a maintenu son taux directeur à 2% dans un contexte où si les chiffres de croissance du T1-26 ont été corrects, les indicateurs avancés prévoient une dynamique de l’activité moins positive et des pressions inflationnistes à venir plus importantes.

Réserve fédérale : un statu quo pour la dernière de Powell.
L’autorité monétaire américaine a maintenu la fourchette de son taux directeur à 3,5%-3,75% lors de son meeting du 29 avril, comme largement anticipé par les marchés, meeting qui a été le dernier de Jerome Powell comme président du Board de la Fed. Pendant la conférence de presse, M. Powell a tenu à nouveau un discours prudent sur la suite du cycle monétaire, en insistant sur le fait que « le centre du Board se déplace vers la neutralité sur les taux » et que « le marché du travail montre de plus en plus de signes de stabilité, alors que l'inflation se comporte plutôt mal ». Cette prudence reflète une activité toujours résiliente face au choc énergétique mais une inflation qui accélère. En effet, l’économie américaine a enregistré une croissance de T1-26 de 2% T/T annualisé, avec une contribution positive de la consommation privée et de l’investissement privé dans le contexte du boom des investissements liés à l’IA. Ce dernier devrait continuer à soutenir l’activité dans les mois à venir comme en témoigne la forte progression des nouvelles commandes de biens de capitaux au mois de février et mars et les annonces toujours importantes d’investissement dans les data centers. Si la croissance reste résiliente, l’inflation elle aussi reste résiliente au-dessus de la cible de 2% de la Fed. En effet, l’inflation PCE, mesure privilégiée par la Fed, s’est élevée à 3,5% pour l’inflation totale et 3,2% pour l’inflation sous-jacente. Si la hausse des prix de l’énergie explique une partie de la hausse, les biens durables hors énergie et les services affichent des taux d’inflation importants. Ces pressions inflationnistes devraient être exacerbées au cours des prochains mois, éloignant ainsi davantage l’inflation de la cible de 2%. Dans ce contexte, nous estimons que la Fed devrait garder inchangée sa politique monétaire en 2026.


BCE : un statu quo en attendant des hausses à l’été. 
L’autorité monétaire européenne a décidé de garder également son taux de référence inchangé à 2%. À l’instar de la Fed, la BCE a aussi maintenu un ton conservateur, tout en signalant une hausse de la probabilité de hausses de taux lors des prochaines réunions. En effet, Mme Lagarde a insisté lors de la conférence de presse que « le scénario s’écarte de façon certaine du scénario central » et que « que le Board a discuté la possibilité d’une hausse de taux ». Le contexte économique est cependant différent en zone euro qu’aux États-Unis. Si la zone monétaire a affiché une bonne croissance au T1-26, avec une progression de 0,2% T/T hors Irlande, les indices avancés d’activité du mois d’avril suggèrent une décélération de l’activité dans les mois à venir, pour le moment concentrée essentiellement dans le secteur des services. Le secteur manufacturier continue de bénéficier de la mise en place des plans de relance ainsi que de la logique de restockage en anticipation d'une crise énergétique plus longue. Parallèlement, l’inflation en zone euro a continué d’accélérer au mois d’avril, avec une hausse de 3% pour l’inflation totale, reflet de la hausse des prix de l’énergie, mais une inflation sous-jacente qui n’augmente que de 2,2%. Dans ce contexte de croissance au ralenti mais toujours positive et de pressions inflationnistes, il est probable que la BCE commence un cycle de hausse de taux d’intérêt au cours de l’été.

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