
Tendances #2
L’ADN
Ces variants qui vous veulent du bien
Une alimentation saine et équilibrée, de l’activité physique, pas trop de stress et encore moins d’alcool et de tabac… Voilà les recommandations pour vivre longtemps et en bonne santé. L’hygiène de vie n’est toutefois pas l’alpha et l’oméga de la longévité. Des chercheurs de l’Université de Bologne, en Italie, ont en effet découvert dans l’ADN de personnes très âgées (plus de 105 ans) des variants génétiques contribuant à empêcher des mutations ou à en réparer certaines, ce qui protège leurs heureux porteurs des maladies liées à l’accumulation des ans. Finalement, la longévité, c’est comme le poker : un mélange de chance et de stratégie !

L’hôtel
La Mamounia à Marrakech
À l’aube de ses 97 ans, le mythique palais ocre a profité d’une année particulière pour se réinventer une nouvelle fois. Après plusieurs mois de travaux, menés par le cabinet d’architecture Jouin Manku, le célèbre hôtel marrakchi dévoile un nouveau décor modernisé, qui fait malgré tout la part belle aux savoir-faire artisanaux. L’offre gastronomique a été repensée avec un salon de thé et un bar italien signés Pierre Hermé et deux nouveaux restaurants dirigés par Jean-Georges Vongerichten, chef alsacien mondialement connu.

La recherche
Le luxe de demain s’invente en laboratoire
Avec les nouvelles exigences éthiques et durables des consommateurs, c’est tout le luxe qui se réinvente : fourrure, caviar, diamants… Les marques doivent à la fois réduire leur empreinte carbone, préserver le vivant, éviter la souffrance animale et surveiller l’impact socio-économique de leur activité. Le producteur britannique de caviar Exmoor Caviar a développé un caviar en laboratoire qui devrait arriver sur le marché d’ici deux ans. La maison de joaillerie française Courbet, quant à elle, n’emploie plus que des diamants de synthèse. Une question, toutefois : peut-on encore parler de luxe s’il devient accessible à tous ?
La pratique
Quand apprendre devient un jeu
Le quotidien serait très animé si le jeu était au centre de toutes les activités ! Imaginez un jeu vidéo vous invitant à mobiliser des muscles précis pour un exercice de kinésithérapie. Vous pourriez comprendre une période historique en participant à un jeu de rôles ou encore apprendre à conduire un chariot élévateur en vous servant d’un simulateur. Cette méthode, appelée ludification (ou gamification), est fondée sur des mécanismes de jeu dans un contexte d’apprentissage. S’appuyant sur des recherches en neurobiologie ayant démontré les effets des émotions sur la mémorisation à long terme, la ludification permet d’accroître la motivation et la concentration dans l’acquisition de connaissances. En somme, jouer permet de mieux assimiler.

La construction
Un pont pédestre de 516 mètres au Portugal
Au Portugal, dans la commune d’Arouca, a été inauguré 516 Arouca, le pont pédestre suspendu le plus long du monde : 516 mètres. Il s’élève au-dessus du vide et de la rivière Paiva, atteignant 175 mètres de haut. Cette construction offre une expérience unique, ce qui en fait une destination touristique incontournable. Le record du monde était précédemment détenu par la passerelle Charles Kuonen (494 mètres dans les Alpes suisses). Une prouesse technique qui marque la reprise du tourisme dans la région.

Le mot
Conso’trading
Contraction de « consommation » et de « trading », le conso’trading consiste à acheter un article très attendu – comme une paire de sneakers en édition limitée – pour le revendre un peu plus tard… beaucoup plus cher. Une démarche spéculative relativement classique. Ce qui l’est moins, c’est le profil de ces nouveaux entrepreneurs : des ados, parfois mineurs, fans de marques, qui financent leurs achats grâce à ce business prospère. Pour se lancer, il faut intégrer un « cook group » sur un réseau social. L’accès est en général payant mais il permet d’avoir des infos exclusives sur les affaires à venir. Nouveau mot pour une nouvelle pratique, le conso’trading est lié à la mouvance de l’économie participative. Celle-ci impose l’idée qu’une marque doit partager ses bénéfices avec sa communauté.

Le bureau 2.0
Tokyo : Des cabines pour télétravailler en attendant le métro
L’été dernier, des espaces insonorisés aux allures de photomatons-saunas sont apparus dans les couloirs du métro de la capitale nippone. Les « CocoDesk », imaginés par la multinationale Fuji Xerox, accueillent les usagers désireux de s’isoler pour travailler. Moyennant 250 yens (environ 2 €) les 15 minutes, ils peuvent participer à une réunion en visioconférence ou travailler sur une présentation, tout en bénéficiant des équipements et du confort (écran LCD, WiFi, climatisation) de ces bureaux insolites. Cette solution ingénieuse pour mettre à profit son temps de trajet a déjà séduit de nombreux cols blancs japonais.

L’initiative
Transformer les oranges en électricité
À chaque problème une solution durable ? Peut-être pas pour tout mais pour les oranges, oui ! Séville est la ville comptant le plus d’orangers au monde (50 000). Chaque année, le ramassage des oranges occupe près de 200 personnes et 5 000 tonnes d’oranges sont collectées.
Une partie est conservée pour un traitement industriel. La plupart des autres sont envoyées à la décharge. Si elles ne sont pas ramassées à temps, les oranges déversent leur jus sur le sol, se décomposent et deviennent un vrai danger pour les passants. Pour remédier à ce problème, la ville de Séville a eu l’idée de transformer les oranges en électricité, grâce au méthane capté lors de leur fermentation. Cette production pourrait répondre aux besoins en électricité de plus de 25 000 foyers et éviter la dépose en décharge de ces déchets biodégradables.





