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Notre point de vue - Bien enracinée - Octobre 2026

Des moteurs de croissance qui résistent

Malgré un environnement géopolitique toujours incertain et des tensions persistantes sur les marchés de l'énergie, les économies développées ont mieux résisté que prévu au deuxième trimestre, avec une croissance annualisée de 1,5 % aux États-Unis et de 1,3 % en zone euro. Les enquêtes de conjoncture laissent même entrevoir une nouvelle accélération de l'activité au troisième trimestre.
Cette résilience a toutefois son revers : elle freine le processus de désinflation attendu, alors même que plusieurs chocs d'offre continuent d'exercer une pression haussière sur les prix. Dans ce contexte, les marchés anticipent désormais de nouvelles hausses des taux directeurs de la part des principales banques centrales, entraînant un mouvement global de remontée des taux d'intérêt sur l'ensemble de la courbe.

Notre préférence pour les actions est confirmée

Les deux moteurs de croissance précités devraient continuer de soutenir l'activité et les bénéfices des entreprises. Dans ce contexte, nous maintenons notre surpondération des marchés actions, avec une préférence pour les États-Unis, qui demeurent au cœur de la dynamique de l'IA.
Nous restons également constructifs sur les marchés européens, même si ceux-ci pourraient connaître davantage de volatilité en cas de persistance des tensions en France. Pour les mêmes raisons, nous conservons une préférence pour le dollar face à l'euro. En revanche, nous prenons nos bénéfices sur les actions émergentes hors Chine, dont les performances ont largement profité de l'engouement des investisseurs pour le thème de l'intelligence artificielle. 

Le retour du portage obligataire

La résilience de la croissance et l'ampleur des besoins de financement pourraient maintenir les tensions haussières sur les taux d'intérêt, ce qui justifie le maintien de notre sous-pondération des obligations d'État. Pour autant, les rendements désormais offerts par les marchés obligataires deviennent très attractifs et permettent de retrouver un véritable potentiel de portage. Nous choisissons ainsi de surpondérer les obligations d'entreprises bien notées, dont le couple rendement/risque nous paraît particulièrement intéressant dans l'environnement actuel.

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