
Notre point de vue - Vents porteurs - Juillet 2026
Dynamisme économique malgré les incertitudes
Après une moitié d’année marquée par une forte montée des incertitudes géopolitiques, la crise énergétique et le regain d’incertitude lié aux politiques économiques, la croissance mondiale a fait preuve d’un certain dynamisme, en particulier aux États-Unis. La bonne tenue de la croissance américaine s’explique par la relance budgétaire, qui a soutenu la consommation des ménages, ainsi que par l’essor des investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA). En Europe, malgré une dépendance énergétique plus importante, l’activité économique est restée résiliente, portée par les plans de réindustrialisation et par une combinaison de baisse des stocks et de la demande de pétrole. Ainsi, les incertitudes se sont principalement traduites par une accélération de l’inflation dans les principales économies, conduisant les banques centrales à adopter une politique monétaire et un discours plus restrictif au cours de la première moitié de l’année, sans toutefois compromettre l’activité économique.
Des marchés actions porteurs et des marchés obligataires volatiles
À l’image de la bonne tenue de l’activité mondiale, les principaux marchés actions ont enregistré de solides performances au cours du premier semestre, supérieures en moyenne à 10 %, reflétant à la fois la forte croissance des bénéfices publiés ainsi que les révisions à la hausse des anticipations. La performance du secteur des semi-conducteurs a été particulièrement remarquable, portée par une forte progression des bénéfices dans le cadre des plans d’investissement liés aux infrastructures de l’IA. Le premier semestre a été moins favorable aux marchés obligataires, en particulier aux obligations présentant les durations les plus élevées. Ces dernières ont été pénalisés par la remontée de l’inflation ainsi que par l’évolution du discours et de la politique monétaire des banques centrales. Dans un contexte où l’activité reste bien orientée, où le cycle d’investissement dans l’IA se poursuit, mais où le risque inflationniste demeure présent, nous maintenons une Surpondération sur les marchés actions, avec une préférence pour les marchés américains et émergents, et conservons une Sous-Pondération sur les marchés obligataires.
Des thématiques d’investissement d’actualité
Au-delà des investissements dans les data centers, le développement et le déploiement de l’IA irriguent le secteur de la robotique industrielle, en apportant des réponses à des enjeux tels que l’amélioration de la qualité, la sécurisation des chaînes de production et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Par ailleurs, le vieillissement démographique et la hausse tendancielle des dépenses de santé se traduisent par une demande soutenue adressée aux entreprises du secteur de la santé au cours des prochaines années.
