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Pollution spatiale : à la recherche de solutions

On compte plus de 150 millions de débris en orbite autour de la Terre. Lancés à la vitesse de 7 km par seconde, ils peuvent à tout instant entrer en collision avec des satellites ou tomber sur des lieux d’habitation. Selon les scientifiques, il est temps d’agir pour ne pas reproduire les erreurs faites dans les océans avec la surpêche et la pollution plastique. Faute de réglementation internationale, il revient donc à chaque acteur spatial de prendre ses responsabilités.

L’espace a longtemps été la chasse gardée des agences gouvernementales et des grands noms de l’industrie aéronautique. Mais depuis une dizaine d’années, de nouveaux acteurs commerciaux cherchent à s’y faire une place, à l’instar d’Elon Musk et son fameux projet SpaceX. Ce phénomène d’ouverture aux acteurs privés, associé aux évolutions technologiques des 20 dernières années (nanosatellites, nouvelles fusées) a profondément transformé le secteur spatial. Aujourd’hui, le « new space » représente autant une avancée considérable pour la découverte de l’espace qu’une menace pour sa préservation. 

Le ciel pris d’assaut

La multiplication du nombre1 de lancements de satellites accroît le risque de collision avec des avions ou d’autres débris et génère toujours plus de résidus. C’est pourquoi ces déchets sont surveillés en permanence, notamment par le Centre national d’études spatiales de Toulouse (CNES) et par l’Union européenne, qui contribuent à la protection de plus de 550 satellites à travers le monde grâce à un système2 permettant de suivre les objets en orbite.

L’impact de l’envoi dans l’espace d’outils de communication ou de géolocalisation sur la pollution climatique préoccupe également les experts. Une équipe de la NASA qui étudie la traînée d’un lanceur de satellites dans la stratosphère a observé3 que les polluants rejetés avaient pour effet d’augmenter la température dans la stratosphère et de dégrader la couche d’ozone.

Innover pour faire place nette

Des initiatives émergent nettoyer l’espace. Par exemple, le projet de l’ESA, Active Debris Removal (ADR), a pour objectif d’éliminer les plus gros débris présents dans l’espace. En 2019, l’Agence spatiale européenne a chargé la jeune pousse suisse ClearSpace de fabriquer un démonstrateur afin de récupérer un étage du lanceur Vega, situé en orbite basse depuis… 2013 !

Deux ans plus tard, la start-up japonaise Astroscale4 testait un « satellite-éboueur » équipé de puissants aimants, pouvant s’accrocher aux déchets et les rediriger vers la Terre afin qu’ils se désagrègent en entrant dans l’atmosphère. En 2023, l’entreprise américaine TransAtra5 obtenait un financement de 850 000 dollars de la part de la NASA pour fabriquer des sacs de capture capables de piéger du satellite cubique miniature à la station spatiale.

Quant au groupe japonais Orbital, il étudie les possibilités d’installer un laser sur un petit satellite nettoyeur pour viser les débris spatiaux et ainsi les ralentir. Le but étant de les préparer pour une capture qui sera certainement effectuée par le satellite-éboueur d’Astroscale.

D’après Christophe Bonnal, chercheur expert en matière de débris6 spatiaux au CNES, « Si l’on parvenait à enlever une dizaine de (gros déchets) par an, la croissance [des satellites] cesserait d’être exponentielle, et sur vingt ans, on parviendrait à stabiliser la situation générale ».

Vers des pratiques plus durables

Desingénieurs travaillent aussi à la conception écoresponsable des objets artificiels envoyés dans l’espace. À commencer par les satellites. En 2024, le premier modèle en bois au monde, baptisé LignoSat7 et développé par des scientifiques de l’université de Kyoto ainsi que par la société Sumitomo Forestry, a décollé à bord d’une fusée SpaceX. L’appareil est biodégradable : une fois arrivé en fin de vie, il devrait retourner dans l’atmosphère et se consumer entièrement, sans laisser de résidus toxiques derrière lui.

Le cas des fusées est également très étudié, notamment avec l’émergence du tourisme spatial. Car en plus de devenir partiellement des déchets une fois obsolètes lorsqu’il s’agit de lanceurs de satellites, c’est leur envoi même dans l’espace qui pollue. D’après le cabinet spécialisé britannique Northern Sky Research (NSR), un vol suborbital d’une heure et demie de l’avion-fusée Virgin Galactic émettrait autant de CO2 qu’un vol transatlantique de 10 heures.

Pour tenter de remédier à ces problématiques, la star t-up française Alpha Impulsion a créé un nouveau modèle de fusée autophage8,autrement dit qui se « mange » elle-même lors de sa propulsion dans l’espace, limitant les débris spatiaux. Composé de polyéthylène recyclé ou biosourcé, le lanceur de satellites que l’entreprise a prévu de faire décoller en 2028 se servira de sa structure comme carburant, réduisant ainsi de 40 % son impact sur l’environnement. Cerise sur le gâteau : une telle conception permettrait de diviser par cinq les coûts de production.

Comme pour les avions, la question de l’énergie utilisée pour alimenter les moteurs des fusées se pose également. La jeune pousse britannique Skyrora a mis au point un prototype de fusée propulsé grâce à Ecosene9, un carburant issu du recyclage de déchets plastiques. Elle estime que, de la production de ce carburant à sa combustion, l’appareil qu’il ferait fonctionner générerait jusqu’à moins  40 % d’émissions (monoxyde et dioxyde de carbone, suie, soufre, etc.) qu’une fusée lancée grâce à un carburant fossile.

Des entreprises, comme Zero2Infinity, explorent d’autres voies. La société espagnole projette de tracter en altitude une fusée à l’aide d’un ballon gonflé à l’hélium. Elle miserait sur cette solution, initialement conçue pour mettre des sondes et des satellites en orbite, afin de proposer une alternative verte au tourisme spatial. À bord d’un ballon10 perché à 40 kilomètres du sol, les plus téméraires pourraient s’offrir des sensations fortes en admirant la courbure de la Terre, l’obscurité de l’espace ou encore les étoiles et les planètes… Sans que leur voyage hors de l’atmosphère n’engendre la moindre émission de gaz à effet de serre.

Si un cadre légal international n’existe pas encore dans le domaine de la pollution spatiale, l’ESA a récemment franchi un grand pas. En 2024, 12 pays ont signé la Charte Zéro Débris11 que l’agence spatiale européenne a elle-même ratifiée en tant qu’organisation internationale (OIG). C’est un effort unique au monde dans la mesure où il engage des États à se mobiliser pour atteindre la neutralité carbone en termes de débris spatiaux d’ici 2030. Plus de 100 organisations, dont des agences spatiales internationales, des fabricants de satellites, des start-up et des sociétés d’astronomie ont confirmé leur intention de suivre le mouvement. « D’ici 15 ans, toutes les missions que nous développons ne laisseront aucun [déchet] sur la route », assure Quentin Verspieren, en charge des activités spatiales sans débris à l’ESA.

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