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Weekly Update - Guerre au Moyen-Orient : enlisement du conflit et montée des risques sur l’énergie

La guerre opposant les États Unis et Israël à l’Iran entre dans sa 3ème semaine, sans signe tangible de détente. L’enlisement du conflit a déjà des conséquences visibles sur le plan économique et financier, notamment à travers la fermeture du détroit d’Ormuz depuis le 28 février, qui maintient les prix du pétrole à des niveaux élevés. Le principal risque réside dans une prolongation de cette fermeture, susceptible d’affecter plus durablement les marchés de l’énergie et, par ricochet, la production des secteurs les plus intensifs en carburants. Dans ce contexte, les marchés actions demeurent en baisse, tandis que les marchés obligataires intègrent dorénavant l’hypothèse de politiques monétaires plus restrictives. Face à cet environnement dégradé, nous avons décidé d’ajuster nos portefeuilles afin de les rapprocher d’une allocation d’Équilibre.

Des marchés de l’énergie fortement perturbés. L’élément déclencheur principal est la fermeture du détroit d’Ormuz, intervenue dès le début du conflit — une situation sans précédent historique. Près de 20 % de la production et du transit mondiaux de pétrole et de gaz demeurent ainsi bloqués, maintenant les prix du pétrole à des niveaux élevés, proches de 100 USD par baril. Au delà du seul marché pétrolier, les tensions s’étendent à d’autres segments fortement énergivores, comme l’aluminium, ou dépendants des intrants pétrochimiques, tels que les engrais, où les prix progressent aussi nettement. La durée de la fermeture du détroit constitue un facteur clé de risque, avec des répercussions sur l’ensemble de la chaîne de production pétrochimique. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), une fermeture d’un mois du détroit d’Ormuz entraînerait un temps de normalisation compris entre trois et six mois pour les chaînes de production de pétrole, de gaz et de produits dérivés. Dans ce contexte, les prix de l’énergie pourraient rester sous tension ces prochaines semaines.

Hausse des anticipations d’inflation vigilance accrue des banques centrales. La progression marquée des prix de l’énergie et la hausse de la probabilité qu’ils se maintiennent à ces niveaux se sont traduits par une remontée significative des anticipations d’inflation. Ainsi, l’obligation allemande à 10 ans indexée sur l’inflation reflète désormais des anticipations proches de 2,2 %, contre 1,8 % avant le déclenchement de la crise. Dans ce contexte, les anticipations de politique monétaire ont nettement évolué. Aux États Unis, les marchés tablent désormais un statu quo de la Réserve fédérale, là où deux baisses de taux étaient envisagées auparavant. En Europe, les investisseurs intègrent à présent au moins une hausse de taux de la BCE, contre une stabilité anticipée précédemment, l’impact de la crise énergétique étant jugé plus marqué sur le continent. Ces évolutions reflètent la volonté des banques centrales de préserver l’ancrage des anticipations d’inflation, dans un environnement où les chocs d’offre successifs depuis 2020 maintiennent l’inflation au dessus des cibles. Ces révisions des trajectoires de taux renforcent la tendance baissière des marchés actions, dont la majorité des indices affichent des performances négatives depuis le début de l’année.

Nous réduisons notre surexposition aux actions européennes, pour la ramener à l’Équilibre, en prenant ainsi nos gains après une phase de surpondération maintenue depuis plus d’un an. Si notre scénario macroéconomique demeure globalement constructif —
soutenu par des politiques budgétaires expansionnistes et par la résilience des bilans des ménages et des entreprises — et si nous continuons d’anticiper une stabilité des taux directeurs de la BCE à moyen terme, la crise énergétique et le resserrement des conditions financières constituent désormais des freins significatifs à la dynamique des actions européennes.

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