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Weekly Update - Guerre au Moyen-Orient : Bis repetita de l’année 2022 ?

Sur le plan financier, la guerre des Etats-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué une certaine hausse de la volatilité et surtout une nette remontée des prix du pétrole et du gaz naturel. À ce stade, nous estimons que ce conflit restera de durée limitée et qu’il ne produira pas de perturbations durables sur les marchés de l’énergie. Nous gardons ainsi un scénario positif sur l’économie et les marchés, avec une croissance résiliente tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Au niveau des banques centrales, la conjoncture actuelle devrait conforter la BCE et la Fed à garder le statu quo pour les prochaines réunions.

Une guerre qui ravive les craintes d’une crise énergétique. Les frappes aériennes des Etats-Unis/Israël sur différents sites iraniens depuis le 28 février ainsi que la riposte de l'Iran sur plusieurs pays de la région se sont soldées, sur le plan financier, par une nette remontée des prix de l’énergie. Le pétrole a ainsi augmenté à 89 USD/BL à la suite du début des hostilités, enregistrant ainsi une hausse de 47% depuis le début de l’année. Le prix du pétrole retrouve ainsi son plus haut niveau depuis 2024. Le prix du gaz naturel européen a également connu une hausse significative de +63% pour atteindre un niveau de 51 EUR/MWh. Cependant, ces niveaux restent nettement inférieurs à ceux de 2022 au début de la guerre en Ukraine. A ce stade, nous considérons que ce conflit n’aura qu'une durée limitée et contrairement au conflit en Ukraine, il n’en résultera pas un important choc sur les marchés de l’énergie. En effet, le marché du pétrole est aujourd'hui excédentaire avec une production de l’OPEP+ et des États-Unis qui culmine à un niveau élevé. La production dans d’autres pays comme le Brésil ou le Guyana continue quant à elle d'augmenter. En outre, les niveaux des stocks des différentes grandes économies apparaissent à des niveaux élevés. Cela explique que la hausse du prix du pétrole soit restée contenue à ce stade par rapport à 2022. Enfin, en Europe, la diversification des fournisseurs de gaz et des sources d’énergie explique la hausse limitée du prix à ce jour.

Des pressions inflationnistes de courte durée, une activité résiliente et des banques centrales en pause. Dans notre scénario d'un conflit de durée limitée, la hausse des prix de l’énergie ne devrait avoir qu'un effet temporaire sur l’inflation et l’activité. En Zone euro, région parmi les plus dépendantes aux importations d'énergie, l’inflation se trouve proche de la cible de 2% de la BCE avec une contribution négative des prix de l’énergie au mois de février et une contribution faible des biens industriels. Si la croissance demeure bien orientée en raison des plans de soutiens budgétaires, des baisses de taux d’intérêt passées de la BCE, les marchés du travail n’affichent pas les mêmes déséquilibres qu’en 2022 et les contraintes sur l’offre sont moindres. Dans ce contexte, nous estimons que l’inflation totale ne devrait augmenter que temporairement. Ainsi, nous continuons de tabler sur le fait que la BCE maintiendra son taux directeur à 2% au cours des prochains mois, tout en soulignant qu’elle restera vigilante en cas de tensions sous-jacentes. Aux États-Unis, la hausse des prix de l'énergie n'aurait qu'un effet limité dans le temps et la croissance resterait résiliente grâce au plan de relance OBBA et aux plans d’investissement liés à l’IA. Aux États-Unis, bien qu’ils soient énergétiquement indépendants, la hausse des prix de l’énergie devrait ajouter à court terme une pression haussière sur l’inflation, alors que celle-ci s’est éloignée de la cible de la Fed de 2%, atteignant 3% fin 2025. Par conséquent, la Fed devrait rester d'autant plus vigilante. Cela renforce notre scénario où la Fed garderait son taux directeur stable à 3,5%-3,75% tout au long de 2026.

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