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Weekly Update - Guerre en Iran : ce que l’on voit sur l’économie mondiale à ce jour

Le conflit termine sa cinquième semaine et son issue demeure incertaine. Les tensions sur les marchés de l’énergie se poursuivent tandis que les conditions monétaires et financières se resserrent. Les premières statistiques publiées pour le mois de mars ne montrent à ce jour quasiment pas d’impact sur l’activité économique, tandis que les tensions sur les prix progressent déjà nettement. Cette configuration reste cohérente avec notre scénario central, même si elle appelle à maintenir une vigilance accrue.

Persistance des tensions sur l’énergie. À ce jour, les perturbations sur l’approvisionnement énergétique restent contenues, grâce notamment à l’utilisation des réserves stratégiques, à des arbitrages géographiques rapides et, dans certains pays, à des politiques de maîtrise de la demande. L’impact du conflit se manifeste donc principalement par des tensions sur les prix, tant sur le pétrole que sur le gaz (+80 % sur le prix du Brent depuis le début d’année et +76 % sur le prix du gaz européen), sans atteindre pour l’instant l’ampleur des crises énergétiques historiques. Si l’Agence internationale de l’énergie souligne la fragilité de l’équilibre actuel, les marchés à terme continuent d’anticiper une détente progressive des prix, traduisant l’hypothèse soit d’une désescalade du conflit, soit d’une normalisation graduelle des flux.

Des conditions monétaires et financières qui se resserrent. Les marchés actions affichent des replis modérés depuis le début de l’année et la hausse de la volatilité demeure contenue, signe d’une réaction qui reste mesurée. En revanche, le mouvement est plus net sur les marchés de taux. Les rendements, en particulier sur les maturités courtes, ont progressé sensiblement, reflétant une réévaluation des trajectoires de politique monétaire. Les tensions sur l’énergie sont en effet davantage perçues comme un facteur de pressions inflationnistes durables que comme un choc directement récessif.

Les premiers indicateurs pour mars confirment la progression de l’inflation. Les indicateurs de climat des affaires publiés pour le mois de mars en zone euro et aux États-Unis envoient un signal similaire : l’activité tient globalement, mais les tensions sur les prix s’intensifient. Les enquêtes signalent une hausse des coûts des intrants et une diffusion progressive vers les prix de vente. Les données d’inflation en zone euro (à 2,5 % en mars) montrent déjà une accélération perceptible, en particulier sur les composantes liées à l’énergie et aux services. Ce diagnostic est largement partagé par le consensus des économistes, qui révise modérément les perspectives de croissance à la baisse, mais revoit surtout les trajectoires d’inflation à la hausse.

Un scénario central inchangé, mais une vigilance maintenue. Dans ce contexte, notre scénario central reste celui d’économies résilientes, mais confrontées à une inflation plus élevée et plus persistante. La principale source d’incertitude réside désormais dans la durée du conflit et dans l’ampleur des disruptions durables sur l’offre d’énergie. Tant que l’économie mondiale absorbe le choc, la situation reste maîtrisable. Mais plus le conflit s’inscrit dans le temps, plus le risque de glissement d’un choc transitoire vers un choc macroéconomique durable augmente. La durée du conflit, bien plus que le choc initial, reste aujourd’hui le principal facteur de risque.

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