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Weekly Update - Derrière les tensions géopolitiques, la question des déséquilibres macroéconomiques

Alors que le contexte géopolitique s’est de nouveau fortement tendu, le Fonds monétaire international (FMI) observe un regain des déséquilibres macroéconomiques mondiaux. Loin d’être un phénomène secondaire, ces déséquilibres traduisent des trajectoires commerciales et financières de nouveau divergentes entre les principales économies. Ils alimentent directement les tensions politiques et géopolitiques, et accentuent le risque que les prochains chocs exogènes soient plus difficiles à amortir.

On observe un regain des déséquilibres mondiaux, après une décennie de réduction progressive consécutive à la crise financière mondiale de 2008–2009. Ce mouvement se matérialise par un élargissement simultané des excédents et des déficits des balances courantes des grandes zones économiques. Ce mouvement est jugé préoccupant par le FMI car l’histoire montre que les phases de forts déséquilibres sont souvent associées à une croissance fragilisée, voire à des crises financières ou des arrêts brutaux des flux de capitaux. Comme le souligne le FMI, ces déséquilibres ne relèvent pas uniquement d’un phénomène commercial. Ils reflètent avant tout un désalignement durable entre épargne et investissement, c’est-à-dire des choix macroéconomiques internes dont les conséquences se diffusent à l’échelle mondiale.

La Chine en apporte une illustration frappante. L’économie chinoise reste marquée par un niveau structurellement faible de la consommation interne, lié à un système de protection sociale encore incomplet, à la crise immobilière et à des incitations publiques toujours très orientées vers l’investissement productif et industriel.

À l’opposé, les États-Unis se caractérisent par des déficits publics durablement excessifs Depuis la crise du COVID, les finances publiques américaines affichent des déficits historiquement élevés. Cette trajectoire contribue à un déficit courant structurel et accroît les vulnérabilités financières dans un environnement de taux réels plus élevés. Dans un système monétaire international dominé par le dollar, ces déséquilibres ne restent pas domestiques et se diffusent via les marchés financiers mondiaux.

L’Union Européenne occupe une position intermédiaire, marquée par un excédent courant qui masque tout de même une faiblesse structurelle. L’Europe souffre d’un sous-investissement dans les secteurs à forte productivité, les technologies critiques et le capital de long terme. Cet excédent reflète moins une surperformance qu’un déficit d’investissement, qui pèse sur le potentiel de croissance et affaiblit la capacité du continent à absorber les chocs géopolitiques, énergétiques et technologiques.

Le risque d’une dynamique auto-renforçante : les déséquilibres macroéconomiques nourrissent la fragmentation géopolitique, tandis que cette fragmentation accroît en retour les déséquilibres en favorisant les replis nationaux. Les réponses unilatérales - qu’il s’agisse de protectionnisme, de subventions ou de politiques industrielles défensives - apportent des gains politiques de court terme mais aggravent les fragilités à moyen terme. Ainsi, les tensions géopolitiques actuelles apparaissent davantage comme des éléments révélateurs que de facteurs déclencheurs. Elles s’enracinent dans des déséquilibres macroéconomiques persistants, issus de trajectoires nationales divergentes et d’une coordination internationale insuffisante. Le FMI préconise un rééquilibrage macroéconomique coordonné entre économies en déficit et en excédent, afin de limiter les risques.

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