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Weekly Update - États-Unis : le retour de l’incertitude commerciale

La décision de la Cour suprême américaine jugeant illégaux les droits de douane dits « réciproques » ravive les incertitudes entourant la politique commerciale des États-Unis. Pour autant, dans l’ensemble, la hausse des droits de douane semble avoir eu jusqu’à ce jour un impact macroéconomique plus limité qu’anticipé. Le taux effectif appliqué à l’ensemble des importations est resté inférieur aux annonces initiales, dans un contexte de multiplication des exemptions. Dans ce cadre, nous estimons que la croissance américaine devrait demeurer dynamique malgré cet environnement plus incertain.

Un arrêt judiciaire qui accroît les incertitudes commerciales. Le jugement de la Cour suprême sur l’illégalité des droits de douane dits « réciproques » fait apparaître deux sources d’incertitudes. La première concerne le remboursement potentiel des droits de douane déjà acquittés par les importateurs. Ces droits de douane constituaient en effet le principal instrument mobilisé par le gouvernement pour relever les barrières tarifaires après le Liberation Day de 2025. À ce titre, les États-Unis ont levé près de 200 milliards de dollars de droits de douane supplémentaires par rapport à 2024. La décision judiciaire ouvre désormais la possibilité pour les importateurs de demander le remboursement des droits acquittés, ce qui pourrait alourdir davantage le déficit public. La seconde source d’incertitude tient à la réponse de l’exécutif américain, qui a déjà annoncé la mise en place d’un droit de douane forfaitaire de 10 % sur les importations en provenance de la majorité des pays et couvrant la plupart des biens. Cette mesure soulève d’ores et déjà des interrogations quant à son fondement juridique, le gouvernement invoquant un risque de crise de balance des paiements pour la justifier. Par ailleurs, l’instauration de cette taxe forfaitaire est susceptible de remettre en cause certains accords commerciaux existants. Le Royaume-Uni se retrouverait ainsi confronté à un taux de droit de douane supérieur à celui prévu par l’accord bilatéral signé avec les États-Unis, tandis que la Chine verrait, à l’inverse, son taux de droits de douane diminuer dans ce nouveau cadre.

Des droits de douane aux effets globalement modérés. Près d’un an après le Liberation Day, le durcissement de la politique commerciale a bien eu des effets sur l’activité et l’inflation, mais ceux-ci se sont révélés plus limités que ce qui était anticipé au pic des tensions. Si la croissance est restée robuste sur l’ensemble de l’année 2025, l’investissement privé hors IA a néanmoins enregistré une légère contraction. Les créations d’emplois ont également nettement ralenti, avec une légère baisse de l’emploi manufacturier sur l’année. L’inflation des biens durables s’est accélérée pour atteindre 2 %, contribuant à maintenir l’inflation globale proche de 3 % : un niveau supérieur à la cible de la banque centrale, mais nettement inférieur à celui observé lors des fortes tensions inflationnistes de 2022. Enfin, le déficit commercial ne s’est pas résorbé et s’est établi à 1 200 milliards de dollars en 2025. Ces effets moins négatifs que prévu s’expliquent principalement par un taux de droits de douane effectif moins disruptif qu’annoncé. Certes, ce taux est passé d’environ 2 % avant le Liberation Day à 9 % en décembre 2025, mais il demeure très inférieur au taux de 25 % annoncé en avril. Il reflète surtout l’existence d’exemptions importantes selon l’origine et la nature des biens importés. Ainsi, le Canada et le Mexique, principaux partenaires commerciaux des États-Unis, sont soumis à des taux de droits de douane inférieurs à 5 %. De même, Taïwan bénéficie de droits de douane faibles, les importations de semi-conducteurs étant peu taxées. Dans la mesure où la nouvelle taxe forfaitaire ne modifierait ni les taux appliqués aux principaux partenaires commerciaux ni ceux pesant sur les principaux biens importés, la croissance américaine devrait rester dynamique.

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