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Weekly Update - BCE : pas de changement malgré un début de divergence

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu inchangé son taux directeur à 2 %, comme c’est le cas depuis juin 2025, et sa communication suggère qu’aucun changement n’est envisagé pour les prochains mois. Pourtant, un début de divergence est récemment apparu dans les discours des membres du comité de politique monétaire, laissant entrevoir un début de désaccord sur la direction future de la politique monétaire. Les disparités de conjoncture et d’inflation entre pays de la zone euro pourraient accentuer courant 2026 ces différences de perception et de position.

L’inflation de la zone euro s’établit à 1,7 % sur un an en janvier, très proche de la cible de 2% après avoir culminé à plus de 10 % trois ans plus tôt. Christine Lagarde qualifie la politique actuelle de « bien positionnée ». Mais derrière cette moyenne se cachent des écarts notables : l’inflation dépasse 2 % en Allemagne et en Espagne, contre 1% pour l’Italie et seulement 0,4 % en France. Ces écarts reflètent des réalités économiques contrastées qui pourraient s’accentuer en 2026.

En Allemagne, la croissance devrait rebondir, portée par le « bazooka » budgétaire du nouveau chancelier et par la hausse du salaire minimum, susceptible d’entretenir des tensions sur les prix. L’Espagne, quant à elle, bénéficie encore des fonds européens NextGenerationEU et de flux migratoires importants, soutenant une reprise solide. À l’inverse, l’Italie connaît une croissance plus contenue tandis que la France demeure fragilisée par une instabilité politique qui pèse sur la confiance des ménages et des entreprises. Autant de facteurs qui alimentent des dynamiques d’inflation différenciées.

Ces divergences se reflètent dans les prises de position des membres du Conseil. Isabel Schnabel, figure influente du Directoire, a affirmé en décembre dernier être « à l’aise » avec l’idée d’un nouveau durcissement en 2026, écartant toute perspective d’assouplissement à court-terme. Une posture résolument « hawkish », qui tranche avec celle de François Villeroy de Galhau et de la majorité des membres du comité, partisans d’une approche plus prudente : maintenir les taux « au niveau favorable actuel » tant que les données ne justifient pas un changement.  

Au-delà des débats techniques, un enjeu politique se profile : la succession de Christine Lagarde en novembre 2027. Les positions affirmées pourraient aussi s’inscrire dans une logique de visibilité et d’influence à l’approche de cette échéance. Dans un contexte où les marchés restent sensibles aux signaux de politique monétaire, la BCE devra veiller à ce que la diversité des opinions internes ne se traduise pas par une volatilité accentuée.

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