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Les robots humanoïdes à la conquête de l’industrie

Longtemps confinés aux laboratoires de recherche, les robots humanoïdes ont fait leur entrée dans les usines. Si la Chine et les États-Unis investissent massivement dans ce marché d’avenir, l’Europe reste dans la course, portée par un écosystème de recherche performant et une forte volonté politique. Saura-t-elle faire de la robotisation un levier efficace de sa réindustrialisation ?  

Portés par les avancées de l’intelligence artificielle et de la miniaturisation des composants, les robots humanoïdes sont désormais capables de marcher, de manipuler des objets et d’interagir de manière dynamique dans des environnements pensés pour l’humain. De quoi séduire les industriels et les acteurs de la logistique, qui voient dans ces robots un levier de productivité et d’efficience opérationnelle, dans un contexte de montée en cadence industrielle, de délais de livraison plus courts et de pénurie de main-d’œuvre.  

Selon le rapport World Robotics 20241 de l’International Federation of Robotics, plus de 4 millions de robots industriels étaient installés dans le monde en 2023, contre 1,3 million il y a 10 ans. Et ce n’est que le début. Avec la baisse continue des coûts de fabrication et la hausse des investissements, ces machines bipèdes devraient s’implanter de manière croissante dans le milieu industriel. 

Un marché dominé par les États-Unis et la Chine 

Selon Goldman Sachs le marché mondial des robots humanoïdes s’élèvera à 38 milliards de dollars d’ici 2035. Aujourd’hui, cette dynamique mondiale est tirée par les États-Unis et la Chine, qui investissent massivement dans ces technologies. En effet, ces robots suscitent un intérêt grandissant de la part des fonds de capital-risque, mais aussi des géants technologiques, tels que NVIDIA, OpenAI, Microsoft ou Google. Selon le rapport « Humanoid 100 : mapping the humanoid robot value chain»2 publié par Morgan Stanley en février 2025, 52 des 100 meilleures entreprises du secteur sont aujourd’hui engagées dans le développement d’humanoïdes.  

Aux États-Unis, c’est Tesla qui a ouvert le bal en 2021 avec le lancement très médiatisé de son robot Optimus destiné à travailler dans ses usines mais qui est finalement resté à l’état de démonstrateur. Depuis, d’autres acteurs sont passés à l’étape suivante. C’est le cas d’Amazon qui expérimente depuis 2023 les robots Digit d’Agility Robotics pour ranger des caisses vides dans ses entrepôts près de Seattle. Avec quelques 750 000 robots opérationnels dans ses entrepôts, Amazon Robotics est l’un des premiers constructeurs de machines pour la logistique au monde. Côté constructeurs automobiles, BMW et Mercedes-Benz expérimentent depuis peu des humanoïdes pour l’accomplissement de tâches logistiques. 

De son côté, la Chine a fait de la robotique humanoïde une priorité nationale, avec l’ambition affichée d’atteindre une production de masse. Le constructeur chinois Fourier Intelligence revendique déjà une fabrication à l’échelle industrielle de son robot humanoïde, GR-1. Pour la troisième année consécutive, plus de 500 000 unités de robots industriels ont été installées dans le monde, dont 51 % en Chine, selon le rapport World Robotics 2024. Au cours des cinq dernières années, le nombre de demandes de brevets relatifs aux robots humanoïdes était de 5 688 en Chine, contre 1 483 aux États-Unis, positionnant l’Empire du Milieu au premier rang mondial de ce type de demandes de brevets.  

Un levier de réindustrialisation pour l’Europe 

Face à la délocalisation progressive des usines hors du continent européen et à la pénurie structurelle de main-d’œuvre qualifiée, les robots humanoïdes sont identifiés comme un outil stratégique de réindustrialisation et de souveraineté technologique. Leur capacité à évoluer intelligemment dans des environnements conçus pour l’homme, sans avoir à reconfigurer les lignes de production, constitue un gain immédiat en flexibilité et en coût. Contrairement aux robots industriels classiques, les humanoïdes sont également capables de s’adapter à la production à la demande et aux chaînes de production mixtes, un besoin croissant dans les industries européennes à haute complexité, comme l’aéronautique ou l’électronique. 

Sur le plan politique, des programmes comme Horizon Europe3, le principal programme de financement de la recherche et de l'innovation de l'Union européenne, financent activement la recherche en robotique collaborative et en intelligence embarquée. De son côté, la France a prévu d’investir 800 millions d’euros dans la filière robotique dans le cadre de France 2030. L’État français a déjà lancé deux appels à projets, l’un de 30 millions d’euros dédiés notamment à la recherche, l’autre de 50 millions d’euros pour aider les entreprises ayant déjà développé des robots vers des stades industriels. Bpifrance participe activement à cette dynamique, tandis que les fonds deeptechs montent en puissance.  

Un retard notable face aux États-Unis et à la Chine 

Si l’Europe a été précurseur dans la recherche fondamentale en robotique et dispose de compétences pointues et d’acteurs reconnus (Exotec et Pollen Robotics en France, PAL Robotics en Espagne et Neura Robotics en Allemagne), elle accuse un retard industriel notable. Pour preuve, seuls 17 % des quelque 4 millions de robots industriels installés dans le monde en 2023 se situent en Europe, toujours d’après le rapport World Robotics 2024. Pour passer à l’étape suivante et s’imposer, l’Europe doit combler l’écart entre la recherche et l’exploitation industrielle des robots humanoïdes. Un passage qui nécessite des investissements privés bien supérieurs aux niveaux actuels. Tandis que la startup française Inbolt levait 15 millions d’euros en 2024 pour ses systèmes de vision robotique, l’américaine Agility Robotics a levé 180 millions de dollars depuis sa création. Et Figure AI a atteint 675 millions de  dollars levés en 2022, avec le soutien de géants technologiques, comme Microsoft, OpenAI et Jeff Bezos. 

Autre frein potentiel à l’essor industriel des robots humanoïdes : la culture technologique européenne. Fondée sur une approche éthique et réglementée, elle privilégie un déploiement maîtrisé. Là où les États-Unis et la Chine s’inscrivent dans une logique de scalabilité rapide et de compétition géopolitique, l’Europe défend une robotisation responsable, en cohérence avec ses normes sociales et environnementales. Un choix responsable certes, mais qui risque de freiner le déploiement industriel à grande échelle des robots humanoïdes en Europe.

Les robots humanoïdes au service d’un meilleur environnement de travail  

Contrairement aux idées reçues, les robots humanoïdes ne remplacent pas les humains4: ils travaillent à leurs côtés. En les délestant de tâches répétitives, ils permettent aux opérateurs de se consacrer à des tâches plus complexes comme la programmation des robots, la supervision des performances et l’analyse de données.  

Résultat : une revalorisation du travail humain. Les robots industriels, d’une précision quasi humaine, assurent une production fluide, constante et fiable, tout en réduisant le risque d’erreur. Plus efficaces, ils sont aussi plus ergonomiques et prennent en charge les tâches dangereuses ou pénibles, comme le transport de charges lourdes. Avec à la clé, une nette amélioration des conditions de travail et de la productivité. En 2023, le robot humanoïde Digit développé par la société américaine Agility Robotics a permis à GXO Logistics de réduire de 30 % le temps de transfert entre l’entrepôt et le camion, en portant et en manipulant des colis sur des terrains complexes.  

Les bénéfices vont plus loin encore. Les entreprises qui adoptent ces technologies retiennent plus facilement leurs salariés et renforcent leur attractivité auprès des talents, notamment dans la logistique où les tensions sur le marché de l’emploi sont élevées. 

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