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Forêts : quelles tendances sur le marché français ?

Avec 17,5 millions d'hectares, la forêt française représente 32% du territoire métropolitain et la quatrième surface forestière en Europe. Elle est détenue à 75% par 3,5 millions de propriétaires privés. Julien Terrier, Directeur des Opérations de Forêt Patrimoine, agence spécialisée dans la transaction forestière, décrypte les tendances de ce marché dans lequel, chaque année, 1% de la surface forestière change de main. 

Propos recueillis par Matthieu Gombault, Responsable de l’expertise Vin & Forêt de Société Générale Private Banking 

Comment se porte aujourd’hui le marché de la transaction forestière ?

En termes de surface, le marché est structurellement stable d’une année à l’autre. En 2024, cela représentait plus de 140 000 hectares pour une valeur de 2 milliards d’euros. La valeur des forêts a, en revanche, fortement augmenté ces dernières années, portée par une offre stable, une demande soutenue et l’augmentation continue du prix du bois (qui se stabilise aujourd’hui). Un hectare se vend en moyenne 14 000€ mais ce montant cache une disparité entre les grandes surfaces qui se revendent à un prix moyen plus élevé que les petites surfaces qui représentent la grande majorité des transactions.  

En France, le marché est en effet très morcelé : sur 22 000 transactions en 2024, plus de 19 500 concernent des ventes de moins de 10 hectares de gré à gré. Quant au marché qui forme le cœur de notre métier - celui des forêts de plus de cent hectares dans les grands bassins de production forestiers (du Massif central jusqu’en Ile-de-France et Bourgogne), il fait l’objet de près de 150 transactions par an, soit une surface de 35 000 hectares pour une valeur moyenne davantage autour de 15 000€ l’hectare. 

Quels sont les typologies d’acheteurs pour ces grandes forêts de production ?  

Les institutionnels sont très intéressés par ce marché qui a donné lieu à la création de nombreux groupements forestiers d’investissement (GFI). Ces sociétés civiles particulières s’emploient ainsi à lever des fonds, à acheter des massifs forestiers gérés, entretenus et exploités par des professionnels, et reverser aux investisseurs les revenus engendrés par cette activité. 

Les particuliers recherchent également à investir en forêt et diversifier leurs actifs et les vendeurs sont souvent heureux de pouvoir, au-delà d’une simple transaction, transmettre « leur histoire de famille » à d’autres particuliers. Aujourd’hui, les acquéreurs particuliers représentent encore plus de la moitié de ces transactions.

Quels sont les moteurs de l’économie forestière ?

Le moteur principal de l’économie forestière est la vente de bois, laquelle dépend beaucoup du secteur de la construction. Dans un contexte peu dynamique, le marché du bois se distingue par sa volatilité et une diversité selon les essences de bois. Le chêne, par exemple, s’est beaucoup apprécié mais la hausse des prix a créé un report vers le frêne ou le châtaignier. Les résineux résistent également bien avec une hausse de 25% du Douglas entre 2023 et 2024.

De façon générale, les prix demeurent favorables pour les sylviculteurs qui vendent désormais aussi bien le bois à l’export qu’auprès des scieries et exploitants locaux. La désorganisation des chaines logistiques lors de la pandémie du Covid ou les bouleversements des flux commerciaux avec le conflit en Ukraine ont également contribué à la résistance globale du marché. Ajoutons à ces phénomènes, la part croissante de la demande en bois dans le secteur de la construction, en substitution de matériaux plus carbonés. 

Comment la captation du carbone s’inscrit-elle dans l’économie forestière ? Cet enjeu est-il également un moteur d’investissement ?

On observe depuis quelques années une prise de conscience et la mise en place d’initiatives pour valoriser la capacité des forêts à stocker durablement du carbone. C’est le cas du label Bas Carbone créé par l’Etat en 2018 pour financer des projets positifs pour le climat. Les projets labellisés dans le secteur forestier concernent en grande majorité le boisement d’anciennes terres agricoles, le reboisement de forêts dégradées à la suite d’incendies ou le reboisement suite à des dépérissements, et s’attachent à la diversification des essences plantées.  

Mais dans un contexte fragile économiquement, les acteurs privés - entreprises et propriétaires - restent encore timides et le système de crédits carbone1 sur lequel repose le label Bas Carbone2 n’est pas encore un levier suffisant pour transformer le marché de l’économie forestière. 

Les enjeux climatiques restent pourtant un véritable enjeu pour le secteur ?

Oui, c’est un défi que doit relever la filière car le changement climatique augmente les risques phytosanitaires (multiplication des parasites et insectes ravageurs) ainsi que ceux liés à la sécheresse et aux incendies. 

On observe sur le territoire français une césure entre les forêts qui se déprécient et celles armées pour résister. Le dépérissement menace notamment certaines zones où les sols sont plus superficiels dans l’axe Bourgogne – Lorraine.  Les forêts qui bénéficient d’un sol et d’une météorologie favorables mais également d’une adéquation entre les essences en place et le terroir sont les plus recherchées et s’apprécient comme en Normandie ou dans l'Ouest. 

L’instabilité politique influence-t-elle également le marché de la transaction forestière ?

Jusqu’à présent, le secteur forestier n’a pas connu de bouleversements en termes de législation et taxation. C’est un marché qui démontre année après année son équilibre, sa stabilité et sa robustesse. Tout l’enjeu pour les propriétaires qui souhaitent vendre est de bien s’entourer pour s’assurer de la bonne mise en valeur de leur forêt. 

 

Julien Terrier

Ingénieur agronome, Julien Terrier est directeur des opérations de Forêt Patrimoine, agence spécialisée dans la transaction forestière. Depuis sa création en 2005, Forêt Patrimoine a accompagné plus de 320 transactions de 30 à plus de 4.000 hectares de forêts sur l’ensemble du territoire.

Ses équipes constituées de gestionnaires, d’experts et de techniciens forestiers accompagnent aussi bien les particuliers, familles et indivisions que les fonds d’investissements, family offices et institutionnels sur l’ensemble de leurs projets : vente d’un massif, achat d’un patrimoine forestier, gestion d’un Groupement Forestier sur le court ou le long terme.

Sources

1. La compensation carbone est le processus qui vise à contrebalancer des émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant de l’activité humaine (industrie, transport, production alimentaire, etc.), en investissant dans des projets conçus pour générer des réductions équivalentes de CO2 dans l’atmosphère. Ces projets, lorsqu’ils respectent des critères précis, donnent lieu à des crédits carbone que leurs porteurs peuvent commercialiser. Un crédit carbone est une unité équivalente à une tonne de CO2 évitée ou séquestrée.  

2. Créé par le ministère de la Transition Ecologique, Le label Bas Carbone a pour objectif de contribuer aux engagements climat de la France en facilitant le financement de projets de réduction et de séquestration d’émissions de gaz à effet de serre. Il s'applique uniquement à des projets bien définis, dont les objectifs de réduction et de séquestration d’émissions s'inscrivent clairement dans le cadre prévu par une méthode approuvée. 

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