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En 2026, les enjeux de souveraineté économique façonneront les marchés

L’année 2025 a été paradoxale : montée des incertitudes politiques et géopolitiques, mais une résilience remarquable des économies et des marchés financiers. Les premiers signaux de janvier confirment que 2026 sera marquée par une actualité intense, où les enjeux de souveraineté économique domineront sur les principaux marchés financiers.

1. Les grandes économies ouvrent les vannes budgétaires
2026 s’annonce comme une année de soutien budgétaire massif. L’Allemagne lance un plan de relance axé sur la souveraineté industrielle et la défense. L’Union européenne poursuit ses investissements via le plan Next Generation EU et Rearm Europe. Les États-Unis prolongent les baisses d’impôt et augmentent les dépenses publiques, creusant encore davantage leur déficit public. Le Japon et la Chine mettent aussi en œuvre des plans de soutien ciblés. Ces politiques devraient soutenir la croissance mondiale et potentiellement les principaux marchés actions, notamment les secteurs des infrastructures et de la défense. Le contexte géopolitique complexe et les échéances politiques majeures (fin du mandat de Powell, élections américaines et allemandes) pourraient ajouter de la volatilité.

2. La course à l’Intelligence Artificielle 
L’IA restera un moteur clé de la croissance, surtout aux États-Unis et au sein des économies Asiatiques engagées dans la chaîne de production, avec plus de 400 milliards de dollars d’investissements prévus par les grandes entreprises technologiques. L’Europe tente de rattraper son retard via des projets d’infrastructures. Les marchés actions américains et asiatiques devraient continuer à bénéficier de cette dynamique, mais la disparité des performances entre entreprises du secteur IA s’accentuera notamment selon leur niveau d’endettement.

3. Le commerce international résiste aux tensions
Malgré le retour du protectionnisme, le commerce mondial progresse, porté par l’essor de l’IA et la demande de semi-conducteurs. Les marchés émergents, notamment asiatiques et producteurs de matières premières, affichent de solides performances. L’Europe, en revanche, souffre d’une contraction de ses exportations, pénalisée par son absence dans la chaîne de valeur IA et par les mesures américaines restrictives. L’UE pourrait adopter des mesures de restriction commerciale pour renforcer sa souveraineté. 

4. Mutations dans la monnaie et les paiements
Le positionnement des principales devises est questionné à la fois par le contexte géopolitique ainsi que par les changements technologiques. L’essor des stablecoins, principalement en dollars, participe au financement de la dette américaine mais soulève des risques de dollarisation numérique, d’instabilité financière et de déstabilisation des systèmes monétaires. Face à ces menaces pour la souveraineté monétaire, les banques centrales accélèrent le développement des monnaies numériques publiques (MNBC) afin de préserver le contrôle des flux financiers et la stabilité des paiements.

5. France : une instabilité peu propice malgré des atouts
L’instabilité politique depuis 2024 pèse sur la croissance et limite la capacité de la France à répondre aux enjeux de souveraineté économique. Le déficit public reste élevé, les taux d’intérêt sous tension, et le marché actions sous-performe. Néanmoins, la France bénéficie d’un environnement européen favorable, d’une industrie de défense compétitive et d’une électricité décarbonée, avantage pour l’industrialisation verte et les datacenters. Le scénario de crise majeure reste peu probable grâce à l’appétit des investisseurs pour la dette française et la capacité d’intervention de la BCE.
 


En conclusion, ce contexte de pentification des taux doit encourager l’épargnant, encore plus que d’habitude, à prendre la main sur ses choix.

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