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États-unis

26/03/2013

Les perspectives de plus en plus positives pour l’économie américaine et une politique monétaire toujours accommodante suggèrent que les rendements obligataires ont touché un point bas et que les actions ont encore une marge de progression.

L’ÉCART DE VALORISATION ENTRE US ET EURO EST REFERMÉ

Avec une amélioration de l’emploi, des rendements obligataires encore faibles et des valorisations relatives plus attrayantes qu’il y a quelques mois, nous devenons fortement positifs sur les actions américaines (neutre précédemment). La croissance des multiples se poursuite, tirée par une croissance positive des bénéfices (estimée à environ 8%) pour le reste de l’année. De plus des facteurs positifs à long terme demeurent : les rachats d’actions continuent, l’activité M&A a repris et des capitaux entrent dans les fonds actions US.

En termes de secteurs, nous ne changeons pas notre allocation actuelle. Nous continuons à préférer les valeurs du secteur financier américain contre le secteur des biens de consommation durables actuellement cher (les deux secteurs sont étroitement corrélés aux consommateurs américains qui résistent bien et au marché de l’immobilier) et nous recommandons d’acheter les secteurs liés aux dépenses d’investissements comme les valeurs technologiques et industrielles.

La poursuite des bonnes nouvelles économiques et les entrées de capitaux dans les fonds action devraient continuer à soutenir la tendance favorable aux actions. Nous passons à fortement surpondéré.

Les actions américaines affichent un potentiel de hausse dans les années à venir

L’ABRI DU HAUT RENDEMENT

Les bons du trésor à 10 ans sont à nouveau provisoirement à 1,92% au moment où nous écrivons, après avoir dépassé les 2% durant le mois. Les nouvelles concernant la croissance globale et une dynamique budgétaire négative devraient augmenter la pente de la courbe des taux des bons du Trésor US.  Nous nous attendons à un aplatissement de la courbe (les taux s’élevant plus sur le segment court terme que sur le long terme), renversant la tendance récente et explicable par les achats de la Fed de $85mds/mois sur le segment long de la courbe. Cela ne signifie pas que le côté long terme de la courbe soit à l’abri d’une détérioration. Nous pourrions le voir s’élever jusqu’à 2,30% d’ici la fin de l’année. De plus les banques centrales étrangères, surtout la banque du Japon, ont tendance à acheter de moins en moins de bons du trésor US (la Banque centrale chinoise a d’ailleurs acheté en net la quasi-totalité de la dernière adjudication).

Pour les marchés de crédit les spreads investment grade ne sont pas assez alléchants dans la mesure où nous voyons une reprise de l’activité de fusions-acquisitions et des fondamentaux de crédit en légère détérioration. Certes, nous voyons plus d’entrées de capitaux dans les actifs investment grade. Mais la performance des douze derniers mois est négative. Le haut rendement a notre préférence, offrant une meilleure protection contre le risque de hausse du rendement des bons du trésor. Il est à noter que jusqu’à présent les entrées de capitaux dans le haut rendement sont négatives et que les fonds vont vers les ETF ce qui pousse la volatilité à la hausse. Mais la performance est pour les douze derniers mois la meilleure des marchés de crédit : +2,64%. Cela devrait continuer.

Nous continuons à être favorables au haut rendement contre les bons du trésor US et linvestment grade

Demande japonaise de titres du Trésor américain

Stratégiste Société Générale Private Banking
Responsable mondial des marchés de taux Société Générale Private Banking