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Marchés développés

19/07/2013

Bien que la croissance globale semble en léger ralentissement, les économies développées bénéficient de perspectives plus favorables que leurs contreparties émergentes. Bien que la croissante reste atone, les principaux indicateurs sont orientés à la hausse, soutenant la confiance des marchés. Des risques potentiels à la baisse demeurent mais la politique monétaire restera accommodante apportant le soutien nécessaire. Suite aux anticipations des marchés quant à la fin du programme de QE aux Etats-Unis, les taux d'intérêt à long terme sont repartis à la hausse déclenchant une forte volatilité sur les marchés. Dans l'ensemble, les marchés anticipent une reprise de l'économie américaine et croient au renouveau économique japonais mais restent soucieux quant à la résolution de la crise en zone euro.

ETATS-UNIS: VERS LA FIN DE LA QE3

Le facteur déclencheur de la volatilité sur les marchés réside dans le nouvel horizon temporel annoncé par la Fed dans ses dernières communications, annonçant que le programme QE devrait prendre fin une fois que la situation sur le marché de l'emploi se serait significativement améliorée (mi-2014). Néanmoins, mettre fin au programme de QE ne signifie pas pour autant l'entrée dans un cycle de resserrement monétaire. Il y a encore de la marge avant qu'un retour de l'inflation n'exige une politique de hausse des taux. La volatilité est de retour et les investisseurs ont du mal à évaluer l'impact de la réduction des injections de liquidité sur les actifs. Les rendements long terme sont repartis à la hausse aux Etats-Unis (+100pb depuis le début mai) affectant les autres marchés obligataires (Bund à 10 ans : +50pb, Gilts : +80pb).
Les banques centrales en Europe (BoE et BCE) communiquent leur guidance sur les taux, destinée à réduire la pentification de la courbe des taux. Quoiqu'en amélioration – plus au Royaume-Uni que dans la zone euro – les perspectives de croissance demeurent trop fragiles pour supporter une hausse importante des taux d'intérêt. Les deux institutions devraient conserver une politique plutôt accommodante dans les mois à venir. Dans l'ensemble, cette situation est favorable pour le dollar dans la mesure où un élargissement des différentiels de taux soutiendra le billet vert. La zone euro reste exposée à un regain des tensions financières comme le montre la hausse des taux d'intérêt au Portugal provoquée par des problèmes de politique intérieure. Pourtant, les filets de sécurité financiers sont en place offrant une forte protection contre les effets de contagion excessifs.

Strategie-investissement-reprise lente de l'emploi aux Etats Unis - 2013

JAPON: DES MESURES AGRESSIVES ENCOURAGENT UN RENOUVEAU ÉCONOMIQUE

Le Japon est le véritable outsider de 2013. L'effet conjugué d'une politique monétaire très accommodante et d'importantes mesures de relance budgétaires a fait brutalement redémarrer l'économie japonaise (croissance du PIB révisée en hausse à +4,1% en glissement annuel au T1). Les dernières données indiquent un rebond de l'investissement des entreprises alors que la confiance accrue des ménages pousse les ventes de détail à la hausse. L'inflation est encore faible mais les anticipations d'inflation sont en hausse continue, malgré une baisse récente perçue comme temporaire. Alors que les exportations ont été stimulées par une forte dépréciation du yen, la demande intérieure devrait être le principal moteur de la croissance dans les mois à venir. Si le Premier Ministre Japonais, M.Abe, gagne les élections à la chambre haute en juillet comme le prédisent les derniers sondages, la voie pourrait être ouverte aux réformes structurelles nécessaires pour accroître le potentiel de croissance.

Strategie-investissement-acceleration de la croissance économique au Japon - 2013

 

Stratégiste Société Générale Private Banking
Responsable mondial des marchés de taux Société Générale Private Banking