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En eaux troubles à cause de tensions commerciales

  • Compte tenu de l’intensification des tensions commerciales, de la hausse des prix pétroliers, des remontées des taux américains et de l’aplatissement de la courbe, la volatilité pourrait rester élevée, impliquant une forte instabilité boursière ces prochains mois.
  • Le protectionnisme pèse sur les marchés tournés vers l’exportation, tandis que les marchés émergents pâtissent également de la vigueur du dollar et du resserrement de la politique monétaire de la Fed.
  • Les fondamentaux restent favorables, avec une reprise de l’économie mondiale au second semestre et une croissance soutenue des bénéfices des entreprises, tandis que les valorisations sont attrayantes depuis début 2018.

Encore neutres sur les actions de la zone euro

"Les risques politiques domestiques et des tensions commerciales devraient éclipser l’amélioration des fondamentaux" 

  • Zone euro : neutre. Après une excellente année 2017, la croissance des bénéfices par action pourrait ralentir en 2018, comme ce fut déjà le cas au S1. Malgré un financement aisé et un euro fébrile, les entreprises seront vulnérables aux tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’automobiles via une forte exposition au commerce international, tandis que le risque politique pourrait persister ces prochains mois. Par ailleurs, la décision de la BCE de repousser sa première hausse des taux pèse sur les valeurs financières, principale secteur en termes de pondération. Enfin, les valorisations sont peu attrayantes par rapport à d’autres régions.
  • Côté pays, nous préférons la France, mieux diversifiée que l’Allemagne (très exposée à une guerre commerciale), tandis que les réformes devraient permettre des gains de productivité à long terme.
  • Côté secteurs, nous préférons l’énergie (qui bénéficiera du rebond du pétrole et de l’amélioration des fondamentaux des entreprises), les matériaux et la construction (qui profitent de larges investissements immobiliers et de la hausse des prix de l’immobilier) et les valeurs industrielles (qui tirent parti d’un net rebond de la croissance mondiale au second semestre, du cycle des dépenses d’équipement, de la récente faiblesse de l’euro). Malgré une demande solide des ménages dans la zone euro, nous avons choisi de devenir tactiquement neutres sur la consommation cyclique (craintes grandissantes relatives aux droits de douane américains sur l’automobile) et la technologie (valorisations élevées).
  • Nous passons également à neutre sur les banques de la zone euro. La première hausse des taux par la BCE a été repoussée à l’été 2019 (au plus tôt). Il pourrait donc être difficile pour les banques d’améliorer nettement leurs marges nettes d’intérêt et leurs revenus avec des taux durablement bas.

Le Japon peine à raviver l’inflation

"Le protectionisme est une menace pour les marchés exportateurs"

  • Les banques européennes feront face à des difficultés structurelles ces prochaines années (consolidation, réglementation stricte, concurrence déstabilisatrice et hausse des investissements en informatique). Nous continuons d’éviter les secteurs défensifs chers avec de faibles perspectives de croissance des bénéfices, notamment le secteur de la consommation non cyclique.
  • Royaume-Uni : retour à neutre. Malgré les défis majeurs qui l’attende (ralentissement économique et manque de visibilité quant au Brexit), ce marché a bondi de 9,1% au T2, notamment grâce aux secteurs liés à l’énergie (25% de l’indice FTSE 100), tandis que le repli du sterling sur le trimestre a stimulé la performance des multinationales qui génèrent l’essentiel de leurs chiffres d’affaires à l’étranger. Dans ce contexte, les BPA ont été revus à la hausse ces derniers mois, une bonne nouvelle pour le marché. Compte tenu de ces facteurs de soutien à court terme, nous passons à neutre.
  • Suisse : neutres. Nous sommes neutres à cause de valorisations élevées, d’une plus lente croissance des bénéfices et d’une forte exposition aux actions défensives de qualité.
  • Japon : neutres. Le Japon est un marché cyclique et sensible au commerce international. Ses producteurs sont particulièrement exposés à une éventuelle guerre commerciale. Par ailleurs, la dégradation de l’activité manufacturière mondiale au S1 a incité les analystes à abaisser leurs prévisions de croissance (le PIB réel devrait revenir sous son rythme potentiel en 2020). Dans ce contexte, les prévisions de bénéfices ont été fortement revues à la baisse. Enfin, le Japon peine encore à relancer l’inflation qui reste bien inférieure à son objectif de 2%. Nous sommes donc neutres, malgré des valorisations attrayantes, une solide génération de trésorerie, des réformes structurelles et une meilleure rémunération des actionnaires.

 

 

Sources : SGPB, Datastream, 29/06/2018. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les investissements peuvent être soumis aux fluctuations du marché, et le prix et la valeur des investissements et les revenus qui en découlent peuvent fluctuer à la baisse comme à la hausse. Votre capital n’est pas protégé et les sommes investies à l’origine peuvent ne pas être récupérées.