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Devises émergentes

30/12/2015

Plongeon des devises émergentes les plus fébriles

  • Les devises émergentes sont confrontées à des facteurs négatifs.
  • Les tensions commerciales pèsent sur les devises de pays exportateurs.
  • La hausse des taux américains incite les investisseurs en dollars à se désengager des marchés émergents, à mesure que l’écart de rendement se rétrécit.
  • La dépréciation du yuan devrait être limitée.

Des risques baissiers perdurent

"Les devises émergentes affichant les plus larges déficits sont les plus en danger." 

  • Devises émergentes : quelques zones de faiblesse. Les tensions commerciales ont fait chuter les devises émergentes de 9% depuis début avril (indice JP Morgan), un record depuis 2015. Ce plongeon n’est pas seulement lié à la crainte d’une guerre commerciale. La hausse des taux courts et longs aux USA a fait du marché américain une alternative attractive aux yeux des investisseurs particuliers et institutionnels.
  • Les spreads des obligations émergentes libellées en dollar ou en euros se sont nettement élargis et les fonds communs de placement ayant investi dans des actifs émergents ont subi des flux sortants ces derniers mois.
  • Toutefois, les pertes ont été inégales. Les pays les plus fébriles économiquement et/ou politiquement ont été les plus durement touchés : le peso argentin a reculé de 25% au deuxième trimestre contre 13% pour le réal brésilien et le rand sud-africain. Les devises émergentes asiatiques se sont avérées bien plus résistantes, cédant encore 2% et 6% sur la même période.
  • Ces divergences s’expliquent notamment par des fondamentaux inégaux. Les pays affichant de larges déficits courants sont plus dépendants des capitaux étrangers et donc plus vulnérables à des retraits de fonds soudains.
  • Les pressions baissières devraient perdurer, mais nous ne prévoyons pas de chute généralisée tant que les taux US ne s’envoleront pas et que la croissance mondiale restera forte.

Le yuan n’a pas dit son dernier mot

"Le yuan pourrait encore se déprécier, mais rien de significatif."

  • Yuan : touché, mais pas coulé down but not out. Le renminbi n’a pas été épargné du mouvement de vente généralisé observé au second trimestre. La devise a perdu un peu plus de 5% contre le billet vert. En outre, elle pourrait encore un peu se déprécier, les investisseurs domestiques diversifiant de plus en plus leurs portefeuilles jusqu’ici centrés sur les actifs chinois. Toutefois, le potentiel de baisse semble désormais limité. Même si la dépréciation pourrait servir d’arme dans le cadre de la guerre commerciale contre les USA, elle ne devrait pas être la plus significative. La politique de change chinoise vise avant tout à rééquilibrer les moteurs de croissance et la fourchette de fluctuation est devenu le principal outil pour rendre la politique plus flexible. D’autres mesures comme une baisse du taux sur les réserves obligatoires semblent plus adaptées pour limiter l’impact des droits de douane. Le yuan pourrait encore (légèrement) se déprécier.

 

 

Sources: SGPB, Bloomberg, 29/06/2018. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les investissements peuvent être soumis aux fluctuations du marché, et le prix et la valeur des investissements et les revenus qui en découlent peuvent fluctuer à la baisse comme à la hausse. Votre capital n’est pas protégé et les sommes investies à l’origine peuvent ne pas être récupérées.