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En dernier recours, vous pouvez saisir gratuitement, selon la nature de votre réclamation 

 

Le Médiateur auprès de Société Générale

Il s'engage à étudier votre dossier au vu de votre position et de celle de la banque, à apprécier les arguments des parties et à prendre une décision fondée sur l'équité. Le Médiateur vous répondra directement dans un délai maximum de deux mois.

Vous pouvez saisir le Médiateur auprès de Société Générale par voie électronique sur le site internet du Médiateur : mediateur.societegenerale.fr ou en adressant un courrier à l’adresse suivante :

Le Médiateur auprès de Société Générale
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Le Médiateur de l’Autorité des Marchés Financiers

Vous pouvez saisir le Médiateur de l’Autorité des Marchés Financiers en adressant un courrier à l’adresse suivante :

Le Médiateur de l’Autorité des Marchés Financiers
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Vous pouvez saisir le Médiateur des Assurances : ses coordonnées doivent être mentionnées aux termes de votre contrat d’assurance.

Afin d’assurer un traitement optimal de vos demandes, toute réclamation auprès de notre établissement peut être adressée à l'adresse suivante :

Service réclamations Banque privée
11, Avenue Emile Reuter
L-2420 Luxembourg

La Banque s’engage à accuser réception de votre demande dans les 10 jours suivant sa date de réception et à vous apporter une réponse dans un délai maximum de 30 jours à compter de sa réception. Si votre demande devait nécessiter un délai de traitement supplémentaire (recherches complexes…), nous vous en informerons endéans ce même délai de 30 jours.

Dans  l’hypothèse où la réponse qui vous est apportée ne correspondrait pas à vos attentes, nous vous informons de la possibilité :

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Secrétariat Général de Société Générale Bank & Trust
11, Avenue Emile Reuter
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Par courrier : 283, Route d’Arlon L-1150 Luxembourg
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Afin d’assurer un traitement optimal de vos demandes, toute réclamation auprès de notre établissement peut être adressée soit par e-mail à l’adresse suivante : servicequalite.privmonaco@socgen.com ou par courrier à notre service dédié :

Societe Generale Private Banking Monaco
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Secrétariat Général de Societe Generale Private Banking Monaco 
11 avenue de Grande Bretagne
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Toute réclamation auprès de notre établissement peut être adressée par messagerie électronique à l’adresse suivante : sgpb-reclamations.ch@socgen.com.

Les clients peuvent également avoir recours à l’Ombudsman des banques suisses dont les coordonnées figurent sur le site www.bankingombudsman.ch

 

Jean-Gabriel Levon, L'esprit pionnier

Ils entreprennent - Miser sur les insectes pour nourrir l’humanité ? C’est le pari de la société française Ynsect, leader mondial d’une industrie émergente. Rencontre avec Jean-Gabriel Levon, son cofondateur et vice-président - Par Nathalie Picard-Simonet, journaliste économique.

La panne d’idées ? Jean-Gabriel Levon ne connaît pas.

Au contraire : le cofondateur d’Ynsect, leader des ingrédients à base d’insectes, aime concevoir des projets innovants et se lancer dans de nouvelles aventures, surtout quand il y a un défi à relever. « La créativité donne un sens à mon métier d’entrepreneur », nous confie-t-il dans les locaux parisiens de sa société, à deux pas de la gare de Lyon. Retour dix ans en arrière. Un rapport de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO – Food and Agriculture Organisation) attise la curiosité de Jean-Gabriel Levon et de ses deux amis de lycée, Fabrice Berro et Alexis Angot. Comment nourrir le monde en 2050 ? Le trio creuse la question et découvre que « les insectes sont les oubliés du système agro-alimentaire. Ils sont pourtant capables de digérer des protéines, comme celles du son (l’enveloppe du grain de blé), de manière bien plus efficace que les vertébrés. Ajouter ce maillon à la chaîne rend ces protéines accessibles aux animaux domestiques et aux humains ». Avec ses deux camarades et l’agronome Antoine Hubert, Jean-Gabriel Levon crée la société Ynsect en 2011. Son ambition ? Nourrir le monde à l’aide des insectes.

La solution passe par l’expérimentation

Les fondateurs misent sur le ver de farine ou Tenebrio molitor, un scarabée comestible à haut potentiel dont on peut extraire et exploiter trois types d’ingrédients : les protéines, les huiles et les déjections. Avec les protéines et les huiles, Ynsect cible principalement le secteur de l’alimentation pour animaux de compagnie et celui de l’aquaculture. Depuis deux ans, l’entreprise est autorisée à vendre les déjections des insectes, appelées « frass », en tant qu’engrais « utilisable en agriculture biologique ». Avec l’acquisition de la société néerlandaise Protifarm en début d’année, Ynsect se développe par ailleurs sur le segment de l’alimentation humaine (nutrition sportive), qui devrait décoller suite à l’autorisation, par l’Union européenne, de la présence d’insectes dans nos assiettes, après un long imbroglio réglementaire. L’élevage de Tenebrio molitor à Dole (Jura) a demandé de nombreuses expérimentations. Comment s’occuper des insectes ? Dans quelles conditions de lumière, de température et d’humidité les placer ? Pour quelle nourriture opter ? Quelle densité de vers choisir ? Pour abreuver les scarabées, par exemple, les entrepreneurs ont testé de multiples options. Il a fallu quatre années d’expérimentations pour trouver la solution.

« Il y a dix ans, l’élevage industriel de Tenebrio molitor n’existait nulle part dans le monde, explique Jean-Gabriel Levon. Aucun expert ne pouvait nous indiquer comment faire. Nous fonctionnons par essais, en tenant compte de nos erreurs, et nous nous inscrivons dans une démarche d’amélioration continue. » Aujourd’hui, les technologies de rupture d’Ynsect sont protégées par 300 brevets et l’entreprise travaille actuellement sur un projet qui vise à comprendre la génétique du scarabée molitor. « Avec nos partenaires chercheurs et notre département recherche et développement, nous créons des morceaux de science. »

« Avec notre département recherche et développement, nous créons des morceaux de science. »

L’innovation et l’entrepreneuriat sont ainsi au cœur de la démarche de Jean-Gabriel Levon. Cet esprit, le responsable de la société le tient de sa famille, de ses parents et de ses grands-parents : tailleur de pierres, lamineur dans une usine d’acier… Ayant suivi un parcours d’élite – classe préparatoire, École polytechnique, HEC Paris –, il possède toutes les armes (ingénierie, stratégie, business) pour se lancer. Une première expérience de consultant chez Schlumberger l’amène à travailler sur les énergies, en plein pic pétrolier (2008-2010). Après avoir multiplié les voyages tout autour du globe, Jean-Gabriel Levon a envie de poser ses valises en France. En passant des énergies à l’alimentation, il délaisse un enjeu mondial pour un autre.

« Chez Ynsect, je crée une nouvelle équipe, je lance la stratégie puis je recrute une personne plus compétente que moi pour me remplacer et la mettre en œuvre. » Tous les six à douze mois, il se pose la même question : « Dois-je rester ou partir ? » Depuis dix ans, il ne compte plus les postes occupés dans l’entreprise : président et directeur général, directeur des opérations, directeur marketing… S’il ne devait en retenir qu’un ? Ce serait directeur du premier site de production d’Ynsect, ouvert à Dole en 2016. Cette expérience s’est révélée particulièrement concluante (1 000 tonnes produites par an, 50 salariés), apportant la démonstration éclatante du bien-fondé de la société.

« Je vois l’entreprise comme un acteur de la société, contribuant à bâtir un monde meilleur. Une machine à changement. »

La plus grande ferme verticale du monde

La ferme de Dole a servi de galop d’essai au lancement de la première usine de taille optimale pour l’élevage de Tenebrio molitor. En cours de construction dans la métropole d’Amiens, ce site produira 100 000 tonnes à son lancement en 2022 et le double en 2023. Avec ses 36 mètres de hauteur, ce sera la plus grande ferme verticale du monde et la première « carbone négative » (elle évitera et séquestrera plus de CO2 qu’elle n’en émettra), annonce Ynsect. À l’heure actuelle, 105 millions d’euros de contrats ont été signés.

Depuis un an, Jean-Gabriel Levon occupe un nouveau poste : Chief Impact Officer. Sa mission consiste à élaborer la stratégie climat et biodiversité. « Mesurer l’impact environnemental d’Ynsect grâce à l’analyse du cycle de vie est indispensable pour savoir sur quoi doivent porter nos efforts. Il faut souligner que 85 % de notre impact carbone concerne les énergies et les achats de matières premières (céréales servant de litière et de nourriture aux insectes). » La société a commencé sa transition des énergies fossiles (gaz) vers l’électricité, non sans difficultés. « Dans l’industrie, nous avons des besoins variables mais en continu. Pour l’heure, les solutions intermittentes comme le solaire ou l’éolien sont inadaptées car nous ne pouvons pas éteindre les insectes ! »

Avec le projet TerrHa 2040, l’entreprise compte réduire les émissions de ses achats en développant des filières blé et colza bas carbone. Parmi les engagements annoncés, planter 1 700 kilomètres de haies chez 1 100 agriculteurs. En dix ans, la durabilité a pris une place importante dans la stratégie de la firme. « Nous voulons nourrir le monde de manière pérenne », explique Jean-Gabriel Levon, qui cite, en complément du volet environnemental, les actions sociales : salaire de base supérieur de 35 % au Smic, congé paternité de dix semaines, actionnariat salarié… Les cofondateurs ont fait inscrire dans les statuts d’Ynsect son orientation vers un impact sociétal et environnemental positif et significatif. « Cela nous permet de refuser un projet qui n’aurait qu’un but lucratif. Je vois l’entreprise comme un acteur de la société, contribuant à bâtir un monde meilleur. Une machine à changement. »

« Construire du sourire, du lien, de l’enthousiasme »

Sa vision va de pair avec une ambition planétaire : « Notre contribution n’aura de sens que si nous atteignons des volumes de dimension mondiale. Nous comptons implanter des dizaines d’usines sur le modèle de la ferme verticale dans les grands bassins céréaliers (Europe, Asie du Sud-Est, Amérique du Nord), où se trouve notre matière première. » Jean-Gabriel Levon considère les insectes comme une solution parmi d’autres. « Je crois à une résilience des territoires basée sur une mosaïque de pratiques : insectes, pois, algues… » Son avenir, il le voit également comme une mosaïque, composée de multiples projets professionnels et personnels, et guidée par le souci d’apporter davantage d’humanité dans tout ce qu’il entreprend. « Construire du sourire, du lien, de l’enthousiasme, de bonnes conditions de vie pour l’humanité. Se lamenter ne sert à rien. Il faut y croire et avancer. » Les pieds sur terre… et la tête dans les étoiles ? « L’espace est un domaine d’expérimentation extraordinaire ! La technologie déployée dans les fermes verticales et l’automatisation des systèmes en atmosphère contrôlée pourraient assurer la production de nourriture dans l’espace. Aujourd’hui, c’est un rêve mais nous guettons les opportunités. » Un jour, ce sera peut-être une nouvelle page blanche à remplir.