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Resserrer la focale

La croissance économique mondiale est plus forte qu'elle ne l'a été ces dernières années. Les Etats-Unis semblent s'être rapidement remis des perturbations liées au passage de l'ouragan à la fin de l'été, la croissance dans la zone euro est sensiblement supérieure à son potentiel, comme au Japon, et la Chine bénéficie d'une accélération de la croissance, comme en atteste le rebond du commerce mondial.

Sous l’effet de la contraction du chômage à des plus-bas cycliques, les entreprises ont commencé à accroître leurs dépenses d’investissement, ce qui devrait contribuer, le moment venu, à améliorer la productivité de la main-d’oeuvre. Enfin, les indices de confiance des entreprises et des consommateurs laissent entendre que la croissance mondiale restera soutenue ces prochains trimestres.


Depuis que la reprise économique mondiale s’est amorcée début 2016, les craintes déflationnistes se sont progressivement dissipées et les prix à la consommation ont commencé à s’inscrire en légère hausse. Cependant, malgré la vigueur des indicateurs macroéconomiques, la croissance des salaires reste poussive, comme en témoigne le repli à 2,4% en glissement annuel observé aux Etats-Unis en octobre. Et sans accroissement des pressions salariales, l’inflation des prix à la consommation n’a encore montré aucun signe d’accélération durable au-dessus des objectifs de 2% fixés par les banques centrales. Seule exception à cette tendance, l’envolée de l’inflation britannique à 3% provoquée par la dévaluation de la livre sterling.


Dans ce contexte, les banques centrales sont tout à fait disposées à s’engager dans une normalisation de leur politique monétaire. L’exemple donné par la Réserve fédérale américaine comporte trois phases. Dans un premier temps, les nouveaux achats d’actifs sont réduits à zéro, puis les taux d’intérêt sont relevés par petites touches et enfin les avoirs en titres sont progressivement réduits. Parmi les trois autres banques centrales des pays développés, seule la Banque d’Angleterre a entamé la phase deux, en procédant au premier relèvement de son taux directeur depuis dix ans. La Banque centrale européenne a annoncé récemment un ralentissement des achats d’actifs en 2018, tandis que la Banque du Japon entend poursuivre une politique particulièrement accommodante.

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Head of Investment Strategy Societe Generale Private Banking
Global Strategist Societe Generale Private Banking
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