Le coup de semonce porté par Standard and Poors qui a placé sous perspectives négatives la dette américaine n’a pas ébranlé l’optimisme des marchés actions. Il est vrai que les données macroéconomiques demeurent favorables et que les premiers chiffres publiés par les entreprises pour le premier trimestre 2011 n’ont pas déçu. Alors que les politiques économiques s’apprêtent à devenir moins accommodantes, en particulier en Europe avec le relèvement du taux de la BCE en avril et les plans d’ajustement budgétaire dans de nombreux pays, notre préférence va aux actions américaines. La Réserve fédérale maintient sa politique de taux zéro et le resserrement budgétaire n’est pas encore d’actualité, faute d’accord politique au Congrès, même s’il devra intervenir un jour ou l’autre.