Les derniers chiffres macroéconomiques, en particulier aux Etats-Unis ont déçu avec des créations d’emplois sensiblement inférieures aux attentes. L’impact du tremblement de terre au Japon, conjugué à la hausse du prix des matières premières et à des politiques économiques plus restrictives freinent l’activité. Ce tassement ne constitue pas pour autant un signe avant-coureur de récession mais indique une croissance anémique, fragile et encore dépendante du soutien des politiques économiques. Cela conforte la Réserve fédérale américaine dans son concours de lenteur pour sortir d’une politique de taux zéro et constitue un avertissement aux décideurs européens, alors que la BCE risque d’augmenter à nouveau son taux directeur. Dans les prochains mois, les marchés actions ne devraient pas connaître de tendance marquée, compte tenu d’un climat économique incertain. Seul le marché du crédit offre un rendement réellement attractif dans ce contexte.