Pétrole
Le ralentissement conjoncturel a favorisé une détente des prix, mais les contraintes d’offre et la demande des pays émergents soutiendront le prix du baril.
- La décélération de l’économie mondiale largement imputable à la modération de la croissance aux Etats-Unis et en Europe va continuer à déprimer la demande en pétrole dans les prochains mois.
- La répétition du scénario de 2008 avec un effondrement des prix du pétrole nous semble très improbable car il impliquerait une forte contraction de l’activité.
- Les contraintes d’offre pourraient s’assouplir légèrement avec le retour graduel de la production libyenne sur le marché.
- Néanmoins, la croissance des économies émergentes devrait demeurer robuste soutenant la demande de produits pétroliers.
- Par ailleurs, en cas de repli de la demande, l’OPEP sera tentéde réduire sa production afin de maintenir des prix aux environs de USD 90-100/b. En effet, dans le contexte du printemps arabe, beaucoup de pays producteurs au premier rang des quels l’Arabie saoudite ont accru leurs transferts publics et ont donc besoin d’un pétrole relativement onéreux pour équilibrer leur budget.
La résistance des prix actuels laisse prévoir le maintien d’un prix du baril dans une fourchette comprise entre USD 100 et 120/b, sauf dans le cas d’un choc récessif affectant l’économie mondiale qui précipiterait le prix de l’or noir à des niveaux sensiblement inférieurs.
Or
Un potentiel d’appréciation, mais vraisemblablement limité dans son ampleur.
- Alors qu’il avait établi un nouveau record àla hausse à USD 1921 l’once début septembre, l’or a brutalement dévissé, revenant au-dessus de USD 1600/once.
- Depuis le point bas, atteint fin septembre, l’or a progressivement repris du terrain sans toutefois connaître de tendance très marquée en fluctuant dans un tunnel compris entre USD 1700 et 1800/once.
- Il est vrai que les flux d’investissement sur les ETF investis en or ont marquéle pas depuis plusieurs mois àl’exception du mois de novembre où un net rebond a étéconstaté, conséquence del’intensification de la crise européenne.
- Le contexte demeure favorable au métal jaune : la persistance des inquiétudes sur le système financier et les dettes gouvernementales, des politiques monétaires toujours plus accommodantes, la volonté des banques centrales de diversifier leurs réserves de change, la demande croissante de la part des consommateurs originaires des pays émergents.
Compte tenu de ces éléments, nous pensons que la tendance légèrement haussière vapersister, mais avec une pente modeste. L’or pourrait se rapprocher du seuil symbolique des USD 2000/once d’ici la fin 2012.